L’année 2026 marque l’avènement d’une société où l’Intelligence Artificielle redéfinit fondamentalement la cybersécurité. D’une part, elle agit comme un catalyseur de puissance géopolitique. D’autre part, l’adoption rapide et souvent non encadrée de ces outils au sein des entreprises laisse la porte ouverte à de nouvelles vulnérabilités. Face à l’évolution rapide de ces menaces, capables de surpasser la détection humaine, la sécurité axée sur l’identité devient un impératif stratégique.
Tribune Delinea– Dans ce contexte, Art Gilliland (PDG), Phil Calvin (CPO), Gal Diskin (VP, Menaces d’identité et recherche), Pierre Mouallem (RSSI), et Spence Young, (SVP International) nous donnent leurs perspectives pour l’année à venir.
L’IA comme allié des petits États-nations: des cyberpuissances en devenir? – Art Gilliland, PDG
L’IA facilitant l’exécution de cyberattaques sophistiquées, certains états pourraient devenir plus présents dans le cyberespace géopolitique. L’Ukraine nous a déjà donné un aperçu de ce à quoi cela pourrait ressembler : une plus petite puissance disposant de ressources matérielles moins importantes, capable d’infliger des dommages importants à une plus grande puissance, en ciblant ses infrastructures critiques à distance et ce, à l’aide de tactiques de guerre informatique avancées.
Les petites puissances et les groupes agissant par procuration (proxy groups) pourraient bientôt instrumentaliser des identifiants volés, des identités de synthèse et des deepfakes pour me...
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